Découvrez les bienfaits de l’apiculture urbaine

La population des abeilles décline dangereusement d’année en année pour de multiples raisons dont la principale est l’usage intensif des pesticides dans les campagnes et la perte progressive du nombre d’exploitations agricoles. Or l’abeille, en principal pollinisateur, se trouve au cœur d’un enjeu environnemental et humain crucial. C’est pourquoi des citoyens et groupes communautaires, très sensibilisés à ce problème, se sont lancés dans l’apiculture urbaine.

Résultat : 200 ruches rien qu’à Montréal pour une production de miel au goût exceptionnel sans parler des parcs et jardins qui refleurissent de plus belle !  Explications.

L’apiculture urbaine : un acteur de la survie de l’espèce

L’objectif principal est de sauvegarder l’espèce actuellement menacée. C’est pourquoi des citadins relocalisent les ruches en ville, principalement sur les toits, où les abeilles survivent d’ailleurs mieux à l’hiver qu’à la campagne !

L’expérience montre que les butineuses non seulement s’y épanouissent, mais contribuent au maintien, voire au développement des écosystèmes urbains : parcs, jardins, arbres de rue sont un garde-manger d’une grande diversité et qu’elles enrichissent.  Elles assurent par la pollinisation la reproduction des végétaux et favorisent les récoltes locales.  Moins exposées aux insecticides, elles produisent plus et mieux.

L’apiculture urbaine met ainsi en avant le rôle essentiel des abeilles dans la chaîne alimentaire dont nous faisons partie. Elle permet donc une sensibilisation aux fondements même de notre alimentation, à biodiversité locale et par là même à la survie de l’espèce humaine.

Un outil de transmission des savoirs 

Une meilleure connaissance de l’espèce favorise une prise de conscience du rôle qu’elle joue dans les écosystèmes, mais aussi de leur comportement. Elles passent ainsi plus de temps à produire du miel que des nuisances.

La location des ruches s’accompagne donc d’une formation en apiculture indispensable pour limiter les comportements indésirables des abeilles, mais aussi limiter la propagation des maladies entre ruchers. Elles peuvent en effet être victimes du varroa, un acarien qui s’installe dans les alvéoles de la ruche et pompe leurs hémolymphes, l’équivalent de notre sang humain. La mortalité peut être importante.

Vous pouvez aussi vous adresser à La Coopérative de solidarité de Montréal. Elle propose des formations pour la gestion sécuritaire des ruchers et la prévention des risques pour les abeilles. Elle donne également des informations précieuses sur les pratiques et les enjeux et assure une coordination entre les apiculteurs. La concertation est ainsi favorisée tout autant que le suivi des ruchers tout au long de l’année.

L’accompagnement pédagogique s’effectue aussi sur les zones d’implantation des ruches dont l’accroissement doit être raisonné pour assurer leur nourriture en quantité, même s’il existe une grande diversité végétale à Montréal. Vous pouvez consulter la carte des ruchers et l’enrichir en signalant votre nouvelle activité.

La simple observation de leur comportement et de la production de miel permet également de mieux connaître la diversité végétale et même d’encourager la culture de plantes mellifères.

Le miel : des vertus connues depuis l’Antiquité

Le miel est source de bienfaits pour la santé. Le sucre est assimilable à l’inverse du sucre de canne. Riche en sels minéraux, phosphore, calcium, fer, magnésium, le miel favorise la croissance et fortifie le squelette. Ses vitamines facilitent la digestion.

Et merveille, il est pauvre en calories et donc recommandé dans les régimes alimentaires en remplacement du sucre. D’ailleurs, il se marie parfaitement en cuisine avec de nombreuses épices.

Antiseptique, il soigne les maux de gorge. C’est un cicatrisant qui contient aussi un facteur antibiotique rare, l’inhibine, qui agit sur les bactéries infectieuses. Enfin, il améliore la circulation du myocarde. Cet élixir cumule en plus toutes les qualités de chaque plante médicinale dont il est issu, à consommer sans modération !

La production de miel à Montréal avoisine aujourd’hui les 3 tonnes par année et son goût est exceptionnel du fait de la grande variété de plantes et pollen herbacés qui le composent, plus de 25 au total. Des résultats époustouflants qui ne sont pas réservés aux seuls initiés. Pourquoi ne pas produire vous-même votre miel ?